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Projections de la concentration d'ozone en été sur l'Asie de l'Est selon plusieurs scénarios d'émission SRE S du GIEC

Publié le
2015

Nous avons développé le système intégré de modélisation du climat et de la qualité de l'air (ICAMS) grâce à l'imbrication à sens unique de modèles mondiaux et régionaux pour examiner les changements dans les concentrations d'ozone de surface en Asie de l'Est dans le cadre de scénarios climatiques futurs. Des simulations de modèles ont été réalisées pour la période actuelle de 1996 à 2005 afin d'évaluer les performances de l'ICAMS. Les concentrations d'ozone de surface simulées reproduisaient les concentrations moyennes mensuelles observées sur les sites d'Asie de l'Est avec des valeurs R2 élevées (0.4 à 0.9), indiquant une simulation réussie pour capturer la variabilité spatiale et temporelle. Nous avons ensuite effectué plusieurs simulations de modèles avec les six scénarios SRES du GIEC (A2, A1B, A1FI, A1T, B1 et B2) pour les trois prochaines périodes, 2016-2025 (les années 2020), 2046-2055 (les années 2050) et 2091-2100 (les années 2090). Les résultats du modèle montrent que les changements projetés des concentrations annuelles moyennes maximales quotidiennes d'ozone de surface sur huit heures (DM8H) en été pour l'Asie de l'Est se situent entre 2 et 8 ppb, -3 à 8 ppb et -7 à 9 ppb pour les années 2020, les années 2050 et les années 2090, respectivement, et sont principalement déterminés en fonction des changements d'émission de NOx et de COVNM. Les augmentations maximales des événements annuels d'ozone de surface DM8H et d'ozone élevé se produisent dans les années 2020 pour tous les scénarios sauf pour A2, ce qui implique que la qualité de l'air au-dessus de l'Asie de l'Est est susceptible de se détériorer dans un avenir proche (les années 2020) que dans les périodes futures lointaines (les années 2050 et les années 2090). Les changements dans l'environnement futur basés sur les scénarios SRES du GIEC influenceraient également le changement dans les occurrences d'événements à hautes concentrations plus fortement que celui des concentrations annuelles d'ozone de surface DM8H. Les simulations de sensibilité montrent que l'augmentation des émissions est le facteur clé pour déterminer les futures concentrations régionales d'ozone en surface dans le cas d'un pays en développement, la Chine, alors qu'un pays développé, le Japon, serait plus fortement influencé par les effets du changement climatique régional que par l'augmentation des émissions.

Lee, J.-B., J. Cha, S. Hong, J. Choi, J. Myoung, RJ Park, J. Woo, C. Ho, J. Han et C. Song (2015) Projections of summertime ozone concentration over East Asia under multiple IPCC SRES emission scenarios, ATMOSPHERIC ENVIRONMENT 106:335-346.